Les berges des Bois Blancs
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Les berges des Bois Blancs se déroulent sur près de 2 km et traversent le quartier des Bois Blancs qui forme une île au patrimoine inestimable, vestige de la ville d’eau qui donna son nom à Lille. Les berges sont une belle promenade à la découverte des richesses des zones humides. Zones de lagunage et roselière sont entretenues permettant ainsi de préserver ce milieu fragile. Côté pratiqueAccessibilité : passerelle Ory/ Soubise/ pont de Dunkerque/ quai de l'ouest métro Port de Lille/ Bois Blancs Contacts : Direction Parcs et Jardins 1, rue d'Armentières Lille 03.28.36.13.50 Superficie : 2 km de promenade En savoir plus…Les berges ont été régulièrement le théâtre de scènes historiques. Au Moyen Age, les bateliers y faisaient du commerce. Au 19ème siècle, les rivages de la Deûle étaient bordés de promenades, de guinguettes et de villégiatures. Plus tard, les usines y ont été implantées ; l’eau étant un allié précieux du transport des marchandises. Par ailleurs, la faune et la flore furent fortement polluées à cette période. En face de la promenade, sur l’autre rive, le port fluvial inauguré en 1950, est le troisième port intérieur français. Le quartier des Bois Blancs forme une île au patrimoine inestimable. Vestige de la ville d’eau qui donna son nom à Lille, le quartier se présente tel un havre de paix protégé par la Deûle qui l’encercle. Espaces de loisirs avec le club de canoë et d’aviron, espaces naturels, espaces industriels : ces rives se déclinent en une multiplicité de visages qui résument l’histoire des lieux. Continuez votre promenade jusqu’au quai de l’Ouest où est basé le parking aquatique des péniches, vous y découvrirez un figuier, classé arbre remarquable au concours national en 2002. Il est sans doute issu d’un semis jeté par un batelier ou par un promeneur. Vous apercevrez également l’usine Leblanc, impressionnant château de l’industrie de 1900. Le quartier des Bois Blancs -quartier le plus vert de la ville- tient son nom de la couleur des troncs – bouleaux, saules blancs, saules osiers et peupliers blancs – des arbres qui bordaient les rivages de la Deûle. On l’associe aussi aux maisons de bois léger élevées sur la zone marécageuse non constructible, aujourd’hui disparues Les berges sont une belle promenade à la découverte des richesses des zones humides. Vous y découvrirez notamment un bel exemple de roselière. Ce milieu, qui disparaît de nos régions, entraîne avec lui la disparition de toute une faune caractéristique qui lui est associée. Les roseaux (Phragmites australis) abritent, par exemple, le phragmite des joncs, petit oiseau dont la survie dépend de ces roselières. Ce n'est donc pas par hasard s'ils portent le même nom! Hormis le roseau, vous pourrez trouver dans la roselière l'iris jaune et la salicaire, facilement reconnaissable par ces grosses grappes violettes qui fleurissent en été. Des zones de lagunage ont été mises en place : zones tampon entre les berges et le canal, elles assurent l’épuration des eaux ; en effet les végétaux qui y poussent – roseau, grande prêle – filtrent les bactéries. Les opérations de végétalisation maintiennent les berges et confèrent un aspect esthétique aux lieux. La municipalité veille au maintien et à l'accroissement de la biodiversité, riche et souvent menacée dans ces zones humides. Vous pourrez aussi y rencontrer la libellule déprimée et le nénuphar jaune… |