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Historique de l’agenda 21 local


1994 :
Lancement d’une réflexion transversale de l’environnement au sein de la Ville (sur le principe des Plans Municipaux de l’Environnement), visant à renforcer la politique locale d’environnement.
Premiers contacts avec la DIREN. Travail partenarial avec l’Agence d’Urbanisme.
Concertation avec la société civile et les partenaires de la ville par le biais de la Commission extra-municipale de l’environnement.
Création d’un poste transversal de chargé de mission environnement.
 
1995 :
Renouvellement municipal. Le programme municipal évoque l’élaboration d’un Plan Local d’Action Environnement et Cadre de vie.
Novembre 1995 : sous l’impulsion du milieu associatif lillois et d’élus verts régionaux, la ville de Lille signe la Charte d’Aalborg, charte européenne des villes durables.
La ville de Lille s’engage dans une démarche volontaire d’Agenda 21 : une démarche plus globale et participative, centrée sur le développement durable. Le développement est pensé de façon qualitative : une meilleure qualité de vie, une meilleure qualité dans les relations humaines et la préservation de l’emploi.
 
1996 à 1999 :
Phase de diagnostic.
Elaboration du Plan Local d’Action Environnement et Développement Durable (animé et impulsé par la société civile), adopté au Conseil Municipal du 8 mars 1999 et de Fiches Action pour les années 1999 – 2000.
Le PLAE pose les bases de la politique de développement durable de la ville de LILLE. Il établit un diagnostic environnemental de la Ville de Lille et oriente, par des propositions adéquates, la politique à venir.
 
1999 – 2000 : 
Elaboration d’un document d’engagement de la ville de Lille et de ses partenaires en faveur de l’environnement et du Développement Durable.
 
Signature de l’Agenda 21 lillois le 30 juin 2000 par Martine Aubry et les partenaires de la ville (DIREN, Vivendi, Société des Eaux du Nord, GDF, Conseil municipal des Enfants de Lille, Maison de la Nature et de l’Environnement). Début d’une démarche environnementale interne.
 
2000-2001 :  
Renouvellement municipal. La mise en œuvre de l’Agenda 21 est annoncée dans le programme municipal. Mme Danielle Poliautre est nommée adjointe Qualité de vie et Développement Durable. Elle est chargée d’animer la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de l’Agenda 21 lillois et propose de mener notamment des Campagnes d’Année, alliant préoccupations environnementales, sociales, économiques et démocratiques et faisant la démonstration concrète du Développement Durable :
 
La campagne eau (2001 – 2002)
La campagne alimentation (2003 – 2004)
La campagne « Lille Ville Nature » (2005 – 2006)
La campagne « agir ensemble pour une ville durable et solidaire » (2007)


La structure de l’Agenda 21 Lillois

L’Agenda 21 Lillois est structuré autour de 6 axes, rassemblant chacun plusieurs thèmes :
 
1 - Aménager la ville

La nature en ville, la cohabitation des divers modes de transport et l’aménagement de l’espace sont l’expression d’un besoin fondamental de bien être, de détente et de loisirs. Ils permettent de répondre aux exigences économiques, sociales et culturelles des générations présentes et futures.
        1.1   La nature en ville
faire de la ville une commune plus verte, notamment à travers la recherche d’une qualité et d’un maillage accrus de ses espace verts
faire des espaces verts lillois de véritables lieux de vie, d’animation et de rencontre, dans lesquels les habitants s’impliquent
développer la biodiversité des espaces verts par une gestion plus respectueuse de l’environnement
       1.2 Les déplacements et la qualité de l’air Les objectifs essentiels sont : rééquilibrer les modes de transports, réduire les nuisances et améliorer la qualité de la vie et de l’espace public. Les problèmes de pollution atmosphérique ont un impact local et global. La ville peut mettre en place des actions locales afin de participer de manière globale à la diminution de la pollution atmosphérique.
       1-3 La qualité urbaine Améliorer la propreté de la ville, de réaliser et de promouvoir des aménagements et des constructions répondant à la notion de Développement Durable, de mettre en valeur la ville par la lumière.
 
2 - Gérer et préserver la ville au quotidien

La collectivité se doit d’économiser et de protéger son environnement urbain . Il convient donc de préserver les ressources naturelles qui sont limitées et de réduire le gaspillage et les pollutions. Il s’agit d’une nécessité locale et mondiale. Le développement durable implique une solidarité spatiale et temporelle dans l’utilisation des ressources. Les énergies actuellement utilisées dans les pays industrialisés tels que le charbon, le pétrole, ne sont pas inépuisables, il est important d’apporter une gestion temporelle de nos ressources naturelles.
 
2-1 L’énergie
Contribuer à la lutte contre l’effet de serre
 Gérer l’énergie de façon plus rationnelle
Limiter les prélèvements sur les ressources naturelles et réduire les pollutions, promouvoir les énergies renouvelables et locales
Limiter les prélèvements sur les ressources naturelles et réduire les pollutions, promouvoir les énergies renouvelables et locales
Intégrer la réflexion sur les économies d’énergie dès la conception des projets, équipements et produits
Sensibiliser et former les usagers pour faire évoluer les comportements individuels.
2-2 L’eau
Gérer l’eau de façon plus rationnelle
Intégrer la réflexion sur les économies d’eau potable dès la conception des projets
Lutter contre les inondations
Développer la transparence sur la production, la distribution et l’assainissement de l’eau, sur le prix et la qualité de l’eau, la sensibilisation et la formation des usagers
2-3 Les déchets
Gérer les déchets de façon plus rationnelle, par la maîtrise des achats et la mise en place d’un tri à la source
Augmenter le taux de recyclage et la mise en place de filières adaptées
Sensibiliser et former les usagers au tri sélectif.
2-4 Le bruit
Disposer d’outils de connaissance afin d’identifier les nuisances sonores et leurs localisations
Réduire la gêne par des choix judicieux de matériels et d’équipements peu bruyants
2-5 Les risques urbains
Améliorer la connaissance des risques urbains
Mettre en place les moyens de l’information du public
Instaurer un dialogue avec les industriels
 
3. Sensibiliser, former et concerter les acteurs de la ville pour agir ensemble

Favoriser l’exercice de la démocratie locale par l’instauration du dialogue et d’une concertation avec l’ensemble des partenaires et tout particulièrement la population (nouvelle gouvernance)
développer l’éco-citoyenneté et une gestion plus participative de l’environnement
développer l’implication des acteurs de la ville de Lille dans les projets (de la conception à la réalisation)
renforcer et soutenir la société civile
 
4. Encourager la création d’emplois et développer la solidarité

Contribuer à la lutte contre la précarité et les exclusions
Mettre en relation Santé et Environnement
Développer les métiers de l’environnement et conjuguer écologie et emploi
Favoriser l’insertion
Développer de nouveaux métiers ou de nouvelles filières, requalifier des métiers dits traditionnels.
 
5 - Faire de la ville un exemple à partir de son patrimoine

La collectivité peut montrer l’exemple. Elle se doit d’être un des moteurs du développement durable en développant des pratiques respectueuses de l’environnement sur son patrimoine municipal.
 
6 - Assurer le suivi, l’évaluation et la poursuite de la politique de développement durable de la ville.

Des outils de suivi et d’évaluation permettent de vérifier l’impact des actions menées par la collectivité sur l’environnement. L’Agenda 21 Lillois doit en outre être révisé et réactualisé chaque année, afin de rendre la démarche efficiente et durable

 

La mise en œuvre

 
Signé en 2000 l’Agenda 21 lillois s’est enrichit en 2005 d’un volet Culture.
Sous l’impulsion de Martine Aubry, il se décline aujourd’hui très concrètement, dans de nombreux domaines portés de manière transversale et collective au sein de la ville.
Le bilan depuis son adoption en juin 2000 peut être considéré comme modeste, au regard des enjeux locaux et globaux, car plus que le développement, c’est le sous développement qui semble durable.
Cependant, même si la tension sur certaines ressources, la réduction de la biodiversité, et le risque de changement climatique avec ses conséquences tant sociales qu’économiques, doivent nous inciter à passer à une vitesse supérieure, nous pouvons également collectivement être fier des progrès accomplis.
L’Agenda 21 lillois n’est pas resté un catalogue de vœux pieux et a à son actif non seulement de nombreuses actions et projets concrets. La mise en œuvre de l’agenda 21 a surtout enclenché une nouvelle façon de faire tant au sein de la ville (travail plus transversal) qu’avec nos partenaires, bien au-delà des signataires de l’Agenda 21. De nombreux élus de la Ville se sont mobilisés pour mettre en œuvre, dans le cadre de politiques thématiques, des actions de développement durable.
Le travail mené à Lille a aussi eu un impact sur d’autres échelles des territoires : 
La campagne sur l’eau a contribué à la délibération cadre sur la métropole qui prévoit la mise ne place de compteurs individuels et devrait déboucher sur une tarification sociale de l’eau
Le marché éclairage public qui a inspiré une trentaine de villes a des répercussions positives jusque St louis, ville jumelée que nous accompagnons dans son Agenda 21
 
Le bilan de l’agenda 21 est en cours de finalisation. Il récapitulera l’état d’avancement de l’ensemble des 180 projets menés et montrera comment, au delà d’une addition d’actions, cette politique volontariste a facilité l’émergence et la co-construction d’une culture partagée du développement durable, au sein de la Ville et du territoire